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Le mariage, pour se caser

Le mariage, pour se caser

Le mariage, c’est toujours gai ?

Non, bien sûr, ça n’est pas fait pour ! Le mariage, c’est fait pour se caser. On y trouve une place, dans une case. Chacun autant que tous les deux. Le mariage est une institution. En principe c’est fait pour durer. On y trouve l’abri aussi bien que la mortification ; la structure aussi bien que les répétitions. On s’inscrit dans un ordre à défaut de pouvoir faire un rapport. Pendant des siècles l’amour et l’érotisme en ont été tenus à l’écart. Ça se complique depuis le mariage d’amour.

À quel moment un couple décide-t-il de se marier ? Pour fonder une famille et avoir des enfants ? Ou bien c’est déjà au moment du choix du partenaire que cela se joue ; savoir qu’avec celui-ci (celle-ci) on pourrait se marier… ?

Puisque grâce à la Révolution, le mariage n’est plus indissoluble, au moins quand on est marié on peut divorcer.

Le sexe et le mariage font-ils bon ménage ?

Pas toujours, c’est pourquoi il faut parfois s’y mettre à plusieurs. D’ailleurs le mariage transforme souvent la femme en mère et lui procure habituellement le nom que porte la mère de l’époux. Autant assumer son désir incestueux puisqu’il s’agira de copuler avec une mère qui porte le nom de la sienne… Il se peut que le monsieur s’en trouve fort marri.

Le désir ne s’use-t-il pas ? Non, si c’est un dur désir de durer. Mais arrive-t-on pour autant d’une femme à faire la cause de son désir, quand c’est la sienne ?

 

La vie conjugale fait-elle nécessairement symptôme ?

Bien sûr, il y a le partenaire-symptôme. À l’occasion saint homme quand la partenaire est coriace. Va-t-elle rester la cause de mon désir ou vais-je devenir la cause de ses plaintes ?

Est-ce que, du fait de son affinité avec le symbolique, la conjugalité serait propice, plus encore que le couple, à se stabiliser sur le mode d’une satisfaction substitutive ? L’illustration de la dimension symptomatique du conjugo a été donnée lors du témoignage de passe de Daniel Pasqualin ; il témoignait de ce qu’après la passe il se disputait toujours autant avec sa femme, mais ne voulait pas se disputer avec une autre !

Si la vie conjugale est un engagement (plus que le couple) d’y aller vraiment, alors il n’est pas étonnant qu’une femme soit ce qui donne du poids à un homme.

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