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La Mariée était en rouge

La Mariée était en rouge

Qui ne s’accorde à dire les jubilations que provoquent les Kill Bill de Tarantino ? Composition remarquable et sensationnelle de deux films (2003-2004), mélangeant tous les genres cinématographiques possibles, parsemée de répliques drôles, poétiques et saignantes à souhait…

En tout cas, Tarantino a une idée du mariage. Peut-être pas très répandue. Mais qui sait ?

Retraçons le début époustouflant du premier volet de Kill Bill : Beatrix Kiddo, dite la Mariée, enceinte jusqu’aux dents, répète sa cérémonie de mariage dans une petite chapelle nommée Two Pines, à El Paso, bourgade perdue du Texas. Tout semble aller pour le mieux, dans une ambiance plutôt paisible, malgré une chaleur torride et écrasante. Mais surgit du fond de l’enfer une bande d’assassins massacrant sans vergogne tout le monde. Un nommé Bill – le commanditaire de l’affaire, invisible à l’écran – dit d’une voix douce et suave à Beatrix, alors couchée à terre, haletante, le visage tuméfié, sa robe de mariée maculée de sang : « Tu crois que je suis sadique ? Détrompe-toi ma chérie, car, tel que tu me vois, je suis au comble de mon masochisme. » Puis in fine Bill lui tire une balle dans la tête…

Mais – oh miracle tarantinien ! – notre Beatrix survit. Revenant d’entre les morts – il y a à cet effet des séquences remarquables, jubilatoires, à couper la chique – la Mariée décide avec une résolution irréfragable de se venger, d’une façon digne d’une déesse homérienne…

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