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La médecine au chevet du conjugo

La médecine au chevet du conjugo

Les prochaines journées de l’École de la Cause freudienne explorent le mariage aujourd’hui dans ses retentissements cliniques, et donc sociaux. Quelles sont les nouvelles modalités sociales de la vie de couple, de la sexualité, de la filiation, du désir d’enfant ? Les médecins ne sont pas si mal placés pour avoir une vue sur ses questions. Nous sommes allés à leur rencontre.

Des gynécologues ont accepté d’éclairer pour nous ces questions à partir de leur pratique en cabinet ou en institution.

Marga Auré a rencontré le Dr Anne Douchet confrontée à des demandes singulières de traitement visant à obtenir une aménorrhée le jour du mariage ou à l’inverse, une demande de certificat de virginité pour se marier. Elle explore aussi la perte de désir face aux événements de la vie du couple, comme les grossesses ou la ménopause.

Remi Lestien a interrogé les Drs Perrine Massart et Franklin Joulie sur le mariage dans le cadre de l’AMP (Aide Médicale à la Procréation). Les modalités ont évolué, on n’est plus obligé d’être marié ou de prouver deux ans de vie commune pour y avoir accès. Pourtant cette pratique est encore réservée, en France, aux couples hétérosexuels exclusivement, ce qui oblige les médecins à inventer de nouvelles manières de faire.

Catherine Vacher-Vitasse a demandé à trois gynécologues, les Drs Lydia Gomes, Anne-Lys Alfonso et Carole Sibaï-Séré de parler de leur pratique face aux demandes d’AMP pour des femmes homosexuelles. Elles se questionnent toutes les trois sur les lois françaises et expriment leur malaise face à ce qu’elles vivent parfois comme une discrimination pour ces femmes.

Valérie Bischoff, quant à elle, a interviewé le Dr Sylvie Jung, médecin coordinateur d’un Centre de DPC (Douleur Pelvienne Chronique) qui nous parle de ses rencontres au un par un avec des femmes présentant des « douleurs aux rapports », ou un vaginisme que Lacan avait parfaitement situé dans la sexualité féminine.

Enfin, j’ai interrogé le Dr Catherine Rongières, gynécologue dans un centre d’AMP et confrontée à des couples qui demande une procréation médicalement assistée alors qu’ils n’ont pas de relations sexuelles. Elle nous fait part de l’évolution de son appréciation durant ces années de pratique avec l’ouverture du mariage aux couples homosexuels.

Bonne lecture !

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